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Actualités - Valfanjouse - Cerfs Hybrides échappés

Valfanjouse - Cerfs Hybrides échappés
Départementales | Le 11/04/2022 à 10:46:14

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Point de situation Cerfs Hybrides échappés de Valfanjouse- Mairie de Léoncel 26 - 7 avril 2022.

Compte-rendu sommaire / FDC 26.

Présents :

Adjoint du service environnement de la DDT ; président de la louvèterie 26 ; 1er adjoint de Léoncel ; 3 administrateurs et le responsable du pôle nature de l’ASPAS ; un vétérinaire et un biologiste des ongulés sauvages agissant pour l’ASPAS ; un agriculteur de Léoncel ; le pdt de l’ACCA de Léoncel ; président, vice-président et un technicien de la FDC 26.

NB : Vue la gravité du sujet nous nous attendions à la présence de la directrice et de l’avocat de l’ASPAS. Ceux-ci étant absents nous n’avons pas évoqué les aspects juridiques de l’affaire.

 

Comme nous l’avons annoncé lors de la réunion, nous communiquons les éléments que nous avons relevé et qui concernent le monde de la chasse départementale. Nous avons bien précisé que la FDC 26 jugeait cette information nécessaire afin que le service communication de l’ASPAS et ses relais médiatiques ou politiques ne nous prêtent pas, des propos que nous n’aurions pas tenu, ou des intentions que nous n’avons pas.

Tout d’abord la réunion s’est déroulée dans un climat constructif.

L’ASPAS reconnait que des cervidés se sont échappés du parc de Valfanjouse. Les signalements faits par les acteurs locaux, ACCA de Léoncel et ACCA de Bouvante particulièrement, ont été précieux pour un déclenchement des opérations de préservation du cerf élaphe. Ils ont agi comme des lanceurs d’alerte. La dérision du service communication de l’ASPAS, de divers « sachants » autoproclamés, et de certains réseaux à leur égard n’en est que plus intolérable.

Le président de l’ACCA de Léoncel a regretté que les services de l’Etat aient agi pour lui, avec retard, ce dont s’est défendue la DDT. Il aurait déposé une plainte en gendarmerie sans plus de précision.

Le biologiste agissant pour l’ASPAS, confirme que tous les cervidés du parc, même ceux apparemment purs, doivent être considérés comme des hybrides élaphe x sika. Il précisera son point de vue par les analyses qui sont en cours.

13 à 14 cerfs, biches et juvéniles se seraient échappés. La louvèterie bénéficie d’un arrêté de destruction. A ce jour 10 animaux ont été éliminés par la lieutenance qui continue sa mission difficile vue la météorologie.

La population de cervidés dans le parc est élevée ; elle serait estimée à 150 têtes. Ceci conduit à une forte pression sur le milieu végétal et une érosion du sol signalées par les élus de l’ASPAS. Les arbres sont décrits comme très atteints par les abroutissements et l’écorçage.

 

A ce sujet une interrogation a été soulevée sur le nourrissage des animaux. Il serait interdit du fait du statut légal du parc ? Ce statut parait d’ailleurs incertain car il a prêté à débat entre les élus de l’ASPAS. Pour l’association le nourrissage serait interdit par l’Etat. Il n’est pratiqué actuellement que pour les cervidés dans le cadre du piégeage. La DDT va repréciser ce point.

La FDC 26 a indiqué qu’au nom du bien-être animal cet état de fait devait évoluer car il est inhumain de laisser mourir de faim le cheptel du parc. Consultée elle s’engage à donner immédiatement un avis favorable au nourrissage des animaux.

La vétérinaire de l’ASPAS a indiqué que la stérilisation des sangliers était terminée. Tous les animaux opérés (93) ont été marqués.

Celle des cerfs va commencer et se fera en 2 temps : Les mâles d’abord dès cette semaine, puis les femelles cet été après les mises-bas. Par caméra il sera vérifié que tous les cervidés sont bien marqués. Ensuite l’évacuation vers des parcs, de la Fondation Brigitte Bardot, Hulot ou autres pourra commencer.

La FDC 26 a rappelé son accord sur cette façon de faire. C’est l’engagement pris par l’ASPAS auprès de ses donateurs, de préserver la vie de chaque animal du parc. La FDC 26 le respecte sans réserve.

Par contre elle demande que soit assurée jusqu’à l’enlèvement du dernier animal une étanchéité totale de la grille du parc et qu’en cas de rupture l’ASPAS informe immédiatement les services de l’Etat. Ceci ne semble pas avoir été fait pour le cas actuel.

Elle demande que les services de l’Etat compétents exercent un contrôle de terrain de la réalité de cette étanchéité et ne se contentent pas des déclarations de l’ASPAS.

Contrairement à la communication de l’ASPAS et de ses alliés, les chasseurs de la zone sont réellement soucieux de l’intégrité génétique du cerf sauvage drômois. La désinvolture montrée par la communication de l’ASPAS sur le sujet est inquiétante.  A aucun moment les chasseurs locaux n’ont manœuvré ou manœuvrent  pour obtenir la chasse ou la destruction des animaux du parc. Cette construction mentale est malveillante ou / et provient de gens qui loin de la Drôme ne connaissent pas la situation locale.

L’ASPAS a reconnu l’intrusion, au moins une fois, d’un loup dans le parc. Les présents ont insisté sur la nécessité d’empêcher ces intrusions car des cerfs affolés pourraient casser la clôture et s’échapper. La certitude de sa prédation ne peut être établie car tout cadavre du parc est immédiatement attaqué par les sangliers affamés, empêchant l’analyse.

Nous avons profité de ce point traitant du loup pour interroger l’ASPAS sur une rumeur persistante en Drôme. Elle concerne le loup de Valberg qui aurait été soigné puis éduqué à la chasse à Valfanjouse, avant d’être relâché à proximité, en Drôme. Ceci expliquerait en partie le silence de l’Etat sur le sujet. L’ASPAS nous a répondu qu’elle n’avait pas participé à la réhabilitation du loup de Valberg.

Voilà ce que nous pouvons communiquer, en attendant le compte-rendu de la DDT.

FDC 26.